"Parler, et à plus forte raison discourir, ce n'est pas communiquer comme on l'imagine trop souvent, mais asservir." Que ce soit vrai ou pas, peu m'importe si l'asservissement passe par un sourire. Le mien de préférence.
Alors je souris, des autres, de moi, de tout ce qui s'y préte.
Inutile d'en faire trop, le sourire se contente bien souvent du coin de l'oeil, du bords des lèvres ou d'une esquisse. Même d'un peu de tristesse s'il n'y a que ça.
Et comme on n'est jamais si bien servi que par soi-même, je fais ce que je peux pour atteindre l'autarcie souriante. Pas toujours avec réussite je dois dire (je suis encore trop souvent consterné par mes propres propos, quoique... généralement ça me fait sourire aussi).
Attendu que je suis d'une nature particulièrement généreuse (bord des lèvres), je ne peux que t'offrir, cher lecteur, l'occasion de te joindre à ma consternation.

Donc, dans le désordre, voilà des avis que j'ai exprimés (sans nécessairement les partager pour autant) concernant tout et le plus souvent n'importe quoi :
- La fâcheuse tendance qu'a eu Lao Tseu à nous ôter les mots de la bouche et à récidiver.
- Un peu de misanthropie facile.
- De la difficulté d'être un homme mon fils.
- De la prescience de Debord.
- De la nécessité de mutualiser nos efforts pour espérer avoir chacun une épitaphe à notre image.