Sur la terre de la veille
La foudre était pure au ruisseau,
La vigne sustentait l'abeille,
L'épaule levait le fardeau.
Les routes flânaient, leur poussière
Avec les oiseaux s'envolait,
Les pierres s'ajoutaient aux pierres,
Des mains utiles les aimaient.
Du moins à chaque heure souffrante
Un écho devait répéter
Pour la solitude ignorante
Un grêle devoir d'amitié.
La violence était magique,
L'homme quelquefois mourait,
Mais à l'instant de l'agonie,
Un trait d'ambre scellait ses yeux.
Les regrets, les basses portes
Ne sont que des inductions
Pour incliner nos illusions
Et rafraîchir nos peaux mortes.
Ah ! crions au vent qui nous porte
Que c'est nous qui le soulevons.
Sur la terre de tant d'efforts,
L'avantage au vaillant mensonge
Est la franche consolation !