Qui suis-je ?
C'est une question d'autant plus ardue que, très probablement,
vous vous en contre-foutez.
Mais puisqu'il semble qu'il faille tout de même y répondre,
je vais essayer...
Il y a un peu plus de 21 ans de cela, naissait, dans une clinique
parisienne, le petit Mathieu. Plutôt rondouillard à l'époque,
il faisait néanmoins déjà la joie de ses parents (du
moins m'a-t-on dis). Son papa, Fabien, et sa maman, Marie-Christine, semblèrent
alors enchantés de cette naissance (ils ont, depuis, eut largement
le temps de se repentir).
Jusque là tout va bien, c'est ensuite que ça se complique...
De son enfance, il n'y a pas grand chose à dire. Il apprit à
marcher bien tard, et à parler plus tard encore. Puis vint le temps
de l'école, malheureusement pour lui.
A l'école, il ne fit pas (que) des étincelles, mais,
tant qu'on a la santé...
Comme tous les enfants de son âge, il eut, dans le désordre
: des amis, des déceptions, des joies... et parvint cahin-caha jusqu'au
collège.
Déjà à l'époque, il présentait ce
trait particulier qu'il préférait la lecture à la vie ; d'aucuns
diront que c'était par faiblesse, lui préférerai le
terme d'
introversion trop prononcé, mais ça n'engage
que lui.
Du collège et du lycée, il n'y pas grand chose à
dire si ce n'est que son attachement à la lecture (devenue littérature)
s'intensifia, tout comme ses joies et ses déceptions.
De ses amis d'alors, il n'a pas gardé de traces (il me fait d'ailleurs
dire que si toi même, cher lecteur (-trice), tu as passé ta
scolarité au Lycée Voltaire dans le XI
ème arrondissement
de Paris entre 93 et 96, alors peut être l'as tu croisé)
et le regrette un peu aujourd'hui. Le lycée lui fut assez agréable,
même s'il n'a pas été des plus assidus... (le seul mot d'"allemand"
lui provoque toujours d'horrible spasmes).
Le bac en poche (sans trop de difficultées) il s'inscrivit en
Deug math-info à Orsay et prit une chambre en cité-U. Enfin
le bonheur !
Des cours au compte goutte, des bouquins au kilomètre, du cannabis
au kilo. Résultat : en deux ans, il fut incapable d'obtenir non
seulement son diplôme mais même son passage en seconde année.
Mais quel pied !
Bref, en deux ans, seul le compte de ses lectures, la quantité
de THC contenue dans son organisme et, dans une moindre mesure, ses connaissances
en info ont progressé.
Puis, après le plaisir vient le contrecoup, et il vint sous
la forme d'un rappel à l'ordre de ses parents et un retour impromptu
chez ces derniers. Inscription en IUT (d'info bien évidemment),
retour au calme.
C'était l'année dernière. Pour ceux que ça
intéresse, il tient à dire que l'IUT aussi ça peut être
plaisant si on se démerde bien : ne pas abuser, ni des cours ni du THC
mais trouver un juste milieu : pas plus de 10g de l'un et de 20h de l'autre (par semaine s'entant).
Cette année, il a enfin atteint le stade bac+1 et se dirige
sereinement vers bac+2 (si dieu le veut).
Pour le reste, ses passions (et passe-temps) sont à peut près
les mêmes qu'auparavant :
- la littérature (Cioran avant tout, Eluard,
Aragon, les polars, la SF, quelques BD)
- l'info (en particulier l'IA, pour le moment)
- le golf (de temps en temps)
- la musique (dans le désordre : Noir Désir, Tricky, Brassens, Keith Jarret,
Ben Harper, Léo Ferré...)
Bref, après 21 ans d'une vie incertaine, il va plutôt bien (merci)
et, sans bâtir des château en Espagne, se destine à une carrière
dans l'enseignement... nous verrons.